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Labrador

Le minerai de fer de Labrador City et Wabush sera transformé à Sept Iles

Lors d'un colloque sur les perspective d'avenir de la mine de Voisey's Bay tenu à Goose Bay au Labrador, le ministre des Mines et de l'Énergie de Terre-Neuve, Roger Grimes, a déclaré que la bataille pour obtenir une usine de boulettage de la Compagnie Iron Ore au Labrador est bel et bien terminée.

" Il n'y a plus de volonté politique au gouvernement pour poursuivre cette lutte plus loin, " a déclaré au journal Aurora de Labrador City un participant au colloque. Le premier ministre Tobin et son équipe libérale voulait forcer la compagnie Iron Ore à transformer son minerai sur place plutôt que de l'envoyer à Sept-Iles où la compagnie a décidé de remettre en service des hauts-fournaux déjà existants. De toute façon la production de minerai de fer de Labrador City, Wabush et Fermont au Québec doit d'abord être acheminé vers Sept-Iles pour être chargée sur des bateaux.

Ce revirement du gouvernement Tobin dans le dossier de l'usine de boulettage semble avoir été un facteur important de la défaite du candidat libéral dans Labrador City aux dernières élections provinciales.

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Nunavik

Québec injecte $25M dans le développement régional au Nunavik

M. Guy Chevrette, ministre des Transports, ministre délégué aux Affaires autochtones, ministre responsable de la Faune et des Parcs et ministre de la région du Nord-du-Québec a rendu public, le 29 juin dernier, l'octroi de $25M pour le développement des communautés inuites du Nunavik.

Cet octroi découle d'une entente-cadre survenue en 1998 entre le Québec et l'Administration régionale Kativik prévoyant une enveloppe de $25M sur cinq ans, dans le but de stimuler le développement économique de la région et de contribuer à des projets d'infrastructures communautaires.

L'Administration régionale Kativik sera responsable de la gestion de l'enveloppe.

La visite de Jane Stewart, la ministre fédérale des Affaires indiennes et du Nord, ne passe pas inaperçue à Kangiqsualujjuaq

Plutôt que de soulever une première pelletée de terre, la ministre des Affaires indiennes et du Nord, Jane Stewart, a plutôt actionné un détonateur le 27 juin dernier à Kangiqsualujjuaq qui a déclenché une énorme explosion. C'était une façon de marquer le lancement d'un programme fédéral de construction d'installations maritimes au Nunavik de quelques $30M.

Madame Stewart en a profité pour rappeler que déjà depuis 10 mois le gouvernement fédéral est prêt à participer à une Commission de travail sur le projet de gouvernement régional au Nunavik, et que c'est Québec qui jusqu'ici reporte sa décision et retarde tout le processus.

La ministre a aussi distribué $300,000 à diverses associations du Nunavik.

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Nunavut

Julie Payette en visite à Iqaluit

(Iqaluit) Cinq des membres de la navette spatiale Discovery sont venus saluer la population d'Iqaluit à l'occasion de la fête annuelle du Nunavut le 9 juillet dernier. Il s'agissait du commandant Kent V. Rominger, du pilote Rick D. Husband et des spécialistes de la mission, Ellen Ochoa, Daniel T. Barry et de la très attendue Julie Payette, l'astronaute canadienne de l'équipe.

La veille au cinéma Astro, l'équipe d'astronautes a présenté un vidéo tourné à l'intérieur de la navette et de la station spatiale internationale et plusieurs diapositives. Pour les quelques deux-cents intéressés qui s'étaient déplacés mais surtout pour une forte délégation de francophones massés aux premiers rangs, l'astronaute née à Montréal, fut sans contredit l'étoile de la soirée, faisant ses commentaires tant en français qu'en anglais.

Selon le Commandant Rominger, la mission STS-96 de la navette spatiale Discovery a atteint son orbite autour de la terre que huit minutes et demi après son lancement du Centre spatial John F. Kennedy en Floride et sa vitesse de rotation autour de la terre était de vingt-cinq fois la vitesse du son. Ainsi, l'équipage pouvait voir le soleil se lever ou se coucher à toutes les quarante minutes.

Le but de la mission était d'apporter près de deux tonnes de matériel dans la station spatiale internationale, dont de la nourriture, des ordinateurs et de l'équipement électronique en préparation des quelques 40 autres vols qui s'y succéderont d'ici 2002.

Après la présentation, les spectateurs, et tout particulièrement les étudiants inscrits au programme de français d'Iqaluit, ont littéralement encerclé la jeune astronaute canadienne pour la signature d'autographes ou la prise de photos souvenirs.

La mission STS-96 avait quitté le Centre spatial John F. Kennedy en Floride le 27 mai pour y revenir dans un atterrissage parfait à 2h du matin le 6 juin dernier. L'équipage d'astronautes fut invité à Iqaluit par la Légion Canadienne d'Iqaluit. C'est la quatrième fois que cet organisme invite un groupe d'astronautes à visiter la ville.

Le gouvernement du Nunavut garde le cap sur la décentralisation

(Iqaluit) Le premier ministre Paul Okalik a fait un nouveau pas dans la première semaine de juillet vers la décentralisation des infrastructures de son gouvernement. Il a constitué un comité spécial de cinq hauts fonctionnaires dirigé par Leona Aglukkaq qui aura pour tâche de superviser le processus de décentralisation des fonctions du gouvernement vers 11 communautés du Nunavut, dont la capitale Iqaluit. Jusqu'ici les plans de décentralisation respectent assez fidèlement les propositions du rapport de la Commission d'Établissement du Nunavut. Toutefois, le gouvernement prévoit ouvrir 591.5 positions à Iqaluit au lieu de 432.5 prévus par la Commission, 51 positions à Pangnirtung au lieu de 78, 30 positions à Baker Lake au lieu de 65. Pour les autres communautés, les prévisions restent à peu près les mêmes que prévus par la CEN : Igloolik (70), Cape Dorset (52), Pond Inlet (61), Rankin Inlet (173), Arviat (75.5),Cambridge Bay (113), Gjoa Haven (23), Kugluktuk (57).

Nunavut Tunngavik Inc poursuit sa guerilla judiciaire contre Pêches et Océans Canada

(Iqaluit) Depuis déjà deux ans, l'organisation politique des Inuits du Nunavut, Nunavut Tunngavik Inc (NTI), poursuit un combat devant les tribunaux du Canada pour renverser les décisions du ministre fédéral de Pêches et Océans Canada dans l'allocation de quotas de pêche au turbot dans le détroit de Davis.

NTI avait réussi à obtenir un jugement contre la décision du ministre d'allouer d'importants quotas de pêche à des compagnies des provinces maritimes en juillet 1997, par la Cour fédérale. La nouvelle politique ministérielle de Pêches et Océans fut aussi déboutée en Cour d'appel.

Avant 1990, les pêcheurs commerciaux de la région du Nunavut étaient les seuls à tirer des prises substantielles du Détroit de Davis. Depuis la disparition soudaine des stocks de morue sur les grands bancs de Terre-Neuve, Ottawa a graduellement donné la priorité aux pêcheurs commerciaux des Maritimes qui s'accaparent maintenant la plus grande partie de la récolte annuelle de turbot. Selon NTI, une seule compagnie de la Nouvelle-Écosse pêche, chaque année, 400 tonnes de plus que tous les quotas du Nunavut réunis.

NTI accuse Pêches et Océans Canada de ne pas respecter l'Entente de revendication territoriale des Inuits du Nunavut qui accorde la priorité de la pêche aux communautés riveraines. De plus, le ministère fédéral n'aurait pas tenu compte de la décision des juges fédéraux dans l'attribution des quotas de pêche pour la période 1998-2002.

NTI doit ramener ce litige devant la Cour fédérale au début du mois de juillet. Par ailleurs, une délégation de 4 personnes mandatées par Pêches et Océan Canada pour réviser la politique canadienne des pêcheries dans l'Atlantique s'est arrêtée à Iqaluit, fin juin. Raymond Ningeocheak, le vice-président de NTI, y a réitéré la position de son organisation, à savoir que les pêcheurs du Nunavut devraient obtenir une part beaucoup plus importante des quotas de pêche dans le Détroit de Davis.

Litige territorial entre les Cris et les Inuits

En juin dernier, le Grand conseil des Cris a retiré sa requête judiciaire devant la Cour fédérale du Canada visant à empêcher le gouvernement d'Ottawa d'adjoindre les îles de la Baie de James et de la Baie d'Hudson au territoire du Nunavut. Les Cris ont choisi de revenir à une stratégie de négociation avec Ottawa, n'abandonnant surtout pas leurs revendications sur ces îles qui faisaient partie de leurs territoires de chasse et de pêche traditionnels. Même si les îles sont administrées par le Nunavut, le négociateur des Cris dans le dossier, Ted Moses, ne voit pas l'intérêt de s'adresser au gouvernement du nouveau territoire pour régler ce litige puisque c'est bien au gouvernement fédéral à qui incombe la responsabilité de faire respecter leurs droits sur ces régions.

Baisse de l'exploration minière dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut

Étant donné la chute du prix des métaux de base sur le marché international, les compagnies impliquées dans l'exploration minière aux TNO et au Nunavut ont considérablement réduit leurs activités depuis 1997. D'après les rapports annuels fournis par ces compagnies au gouvernement canadien, les dépenses en exploration minière dans les deux territoires se chiffraient à $150M pour l'année 1997, $113M pour 1998 et éventuellement $86M pour l'année en cours.

Par exemple, les cours de l'or sont en chute libre depuis que plusieurs pays et même le Fond monétaire international ont annoncé leur intention de se délester d'une part importante de leurs réserves d'or et en particulier l'Angleterre qui a mis à l'encan 25 tonnes d'or, le 7 juillet dernier. L'or est ainsi tombé de $291(U.S.) l'once en janvier jusqu'à son plus bas niveau depuis vingt ans le lendemain de la vente d'or par l'Angleterre, le 8 juillet dernier, soit $256, perturbant sérieusement l'économie de pays producteurs comme l'Afrique du Sud.

Mauvaises nouvelles aussi pour le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest ou le Nunavut qui possèdent tous d'importants gisements d'or.

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Territoires du Nord-Ouest

Le Conseil des Flancs-de-chiens (Dogribs) du traité 11 rejette le rapport de Diavik

Diavik n'attend plus que le feu vert du ministère de l'Environnement pour amorcer l'aménagement des installations nécessaires à la mine de diamant prévue au Lac de Gras, à quelques 200 kilomètres au Nord-est de Yellownife.

Mais le Conseil des Flancs-de-chiens (Dogribs) du traité 11 n'est pas satisfait de l'évaluation environnementale qu'a menée la compagnie minière. " On ne veut pas que le projet soit rejeté, a écrit le grand chef Joe Rabesca dans une lettre à la ministre de l'environnement Christine Stewart, mais on veut qu'une évaluation environnementale indépendante soit mise en route. Il est important de prévoir des mesures efficaces pour réduire les effets dommageables à l'environnement provoqués par la mine. "

Le porte-parole de Diavik, Tom Hoefer, rejoint par Northern News Service, a toutefois rappelé que les Flancs-de-chiens avaient refusé de participer aux audiences de l'étude détaillée de la compagnie qui se sont tenues pendant deux semaines à Yellowknife, préférant développer leur propre enquête dans leurs communautés. Hoefer a souligné que l'étude détaillée de Diavik était beaucoup plus complète que celle que la compagnie BHP avait développée pour le projet Ekati, aussi au Lac de Gras et déjà en opération.

À leur Assemblée générale de 1998, les Flancs-de-chiens ont constitué un groupe de travail pour étudier le projet Diavik et le rapport de la Compagnie. Le groupe a engagé des consultants et sollicité le savoir traditionnel des aînés pour produire leur propre enquête dont les résultats ont été envoyés à la ministre. Ce groupe de travail a nettement marqué son désaccord avec les conclusions des fonctionnaires du gouvernement.

Anticipant l'appui du ministère de l'Environnement, Diavik lancera des appels d'offre pour le démarrage des travaux le 12 juillet prochain à Yellowknife, Hay River, Kugluktuk et Rae-Edzo, pour une valeur de $50M à $100M.

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Yukon

Le Festival de musique de la ville de Dawson affiche déjà complet

Pour ceux qui réfléchissent encore s'ils doivent se rendre à Dawson City au Yukon à l'occasion du fameux festival annuel de musique, il faudra reporter les plans à l'année prochaine. En effet, les 700 passes qui donnent accès aux spectacles en soirée se sont déjà toutes envolées. Par ailleurs, rendu sur place, on peut toujours se procurer des passes au coût de $7 qui donnent accès au site jusqu'à 18h.

Près de deux-cents bénévoles s'affaireront à faire un succès de l'événement. Les visiteurs auront le choix entre deux terrains de camping, l'un où l'alcool est prohibé et l'autre pour les fêtards plus endurcis!

Quelques groupes présentés par le festival cette année : les Planet Smashers de Montréal, Crystal Plamondon, la reine canadienne de la musique cajun, Diego Marulanda and Pacande, un ensemble de musique latine de dix musiciens et les Kubasonics un ensemble de musique traditionnel ukrainien.


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